29/05/2012

Musée du réverbère rue Emile Delva à Laeken

21054 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

Vue de la rue Emile Delva depuis le coin de la rue Fineau
en direction de la rue Fransman.
En premier le réverbère n°2 modèle Place Royale, Bruxelles ± 1900 (Gaz).

Musée du Réverbère : rue Emile Delva n°75-97, Laeken, Ville de Bruxelles.


Pour y aller : De la gare Centrale, monter jusqu’au parc Royal de Laeken à la rue Royale. Monter dans un tram 94, direction stade. Arrêt Jacobs Fontaine situé rue Steyls 41 au coin de la rue Emile Delva (après l’arrêt place Emile Bockstael). La majorité des réverbères se trouve entre les rues Fineau (Voir billet précédent) et Fransman.

La rue Steyls est dans le prolongement de la rue Jan Bollen où se trouve la fresque "bande dessinée" Natacha.

En direction de la rue Emile Mabille

21056 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

En premier le réverbère n°5
Modèle Mer du Nord, Ostende 1924.

21058 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

En 2ème position, le réverbère n°9
Verrerie Holophane Modèle Casquette, Ganshoren 1952.

21061 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

En 2ème position, le réverbère n°12
Philips modèle Boule, Berchem-Sainte-Agathe 1960.

21064 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

Le dernier dans la rue Emile Delva est le réverbère n°14
Faux-vieux “Sablon”, Bruxelles 1980.

21066 Plaque de la rue Emile Delva

Plaque de la rue

 

En direction de la rue Fineau

21067 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

Vue de la rue Emile Delva depuis le coin de la rue Fransman.
Réverbère n°14 Faux-vieux “Sablon”, Bruxelles 1980.

21069 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

Réverbère n°12 Philips modèle Boule, Berchem-Sainte-Agathe 1960.

21071 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

Réverbère n°10 Modèle TL Fluo, Ixelles 1950.

21073 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

Réverbère n°9 Verrerie Holophane Modèle Casquette, Ganshoren 1952.

21076 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

Réverbère n°7 Verrerie Holophane Modèle Laprade, Ixelles 1933.

21082 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

Réverbère n°5 Modèle Mer du Nord, Ostende ± 1924.

21085 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

Réverbère n°4 Philips modèle suspendu avec crosse 1912.

21088 Musée du Réverbère, rue Emile Delva

Réverbère n°3 Modèle Namur Ritter 3 têtes, Namur ± 1905 (Gaz).

 

Le Musée du Réverbère est situé rue Emile Delva entre les numéros 75 et 97. Il a été inauguré le 12 mai 2004 par le Foyer Laekenois. Ce "musée" gratuit à ciel ouvert a été imaginé par les artistes Nathalie Mertens et Christophe Terlinden de l'asbl Tilt. Certains réverbères fonctionnent au gaz et d'autres, à l'électricité et chaque réverbère est accompagné d’une indication d’origine et de date. C’est une suite de réverbères d’époques et de styles différents. Malgré son nom de "musée", il n’est pas question de l’agrandir. C’est la Ville de Bruxelles, légataire et dépositaire de ce musée, qui en assume l’entretien.

Pourquoi ces anciens réverbères ? Les logements du Foyer Laekenois situés rue Emile Delva forment un ensemble d’immeubles de style éclectique datant des années 1920. Ils ont été rénovés. En fait, seules les façades, qui étaient classées depuis 1995 par la Commission Royale des Monuments et des Sites, ont été conservées. Les immeubles font face à des entreprises qui, le soir, laissaient cette portion de rue dans la pénombre. La SLRB (Société de logements de la Région bruxelloise) a pour mission d'investir 1 % de son budget dans l'intégration d'oeuvres d'art, en concertation avec les habitants. Pour illuminer les façades des logements sociaux, on a décidé de tracer une ligne du temps de l'éclairage, ponctuée par une série de réverbères d'époques différentes. De longues recherches, auprès des communes, de Sibelga, ont été entreprises pour retrouver des exemplaires. L'un des réverbères vient de la côte belge. Son origine, Ostende, est gravée sur le pied du luminaire. Pourtant il est de fabrication bruxelloise. La plupart des réverbères fonctionnent à l'électricité mais trois d'entre eux comportent des lanternes au gaz. L'éclairage au gaz est celui qui rend le plus fidèlement la lumière du jour. La date et l'origine de chacun des seize réverbères sont mentionnées sur les barrières de protection qui entourent chaque pied. Ces barrières ont été exigées par la Ville de Bruxelles, à qui la Région de Bruxelles-Capitale a cédé l'oeuvre. L'installation lumineuse fait désormais partie intégrante des collections des Musées de la Ville de Bruxelles. La Maison du Roi en assure la gestion et l'entretien, tout comme la promotion en distribuant un petit feuillet de présentation.

Pour une vue schématisée de l’ensemble des réverbères sur le site de la SLRB (SLRB = Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale), cliquez ici.

Sources : le Foyer Laekenois, plan des logements du Foyer Laekenois, le musée du Réverbère sur le site de la Ville de Bruxelles, la SLRB (Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale), un article de Martine Duprez datant de mai 2004 sur le site du journal Le Soir.

D’autres archives du journal Le Soir : 19 juin 2003, 6 avril 1990 (A Uccle en 1950 il y avait encore un allumeur de réverbère !), 6 décembre 1993 (les allumeurs de réverbères), 15 septembre 2000, 22 janvier 2000 les pseudo-becs de gaz de la Porte de Namur, Histoire du foyer laekenois de l’îlot Delva janvier 1992 et janvier 1993.

 

Petite histoire de l’éclairage à Bruxelles (Sources ici, ici et ici) :

Un service de porteurs de torches (les porte-flambeaux ou porte-lanternes), moyennant quelques sols, accompagnaient les habitants forcés de mettre le nez dehors. Ce service perdura jusqu'au début du 19ème siècle.

Et les réverbères et leurs pittoresques allumeurs? La première génération de réverbères date du 18ème siècle. Ceux-ci remplacent les traditionnelles lanternes. Au début 19ème siècle, on comptait dans la Ville de Bruxelles 981 réverbères à l'huile.

1825. Bruxelles est la 1ère ville d’Europe éclairée au gaz.

1904. Le Parc Royal bénéficie de l’installation des premières lampes électriques.

1907. Les boulevards et les places publiques du centre voient apparaître à leur tour des réverbères électriques.

1950. A Uccle il y avait encore un allumeur de réverbère !

1958. Année de l’Exposition Universelle. L'électricité supplante définitivement l'éclairage public au gaz et sonne le glas du métier d'allumeur de réverbères.  Les allumeurs de réverbères, les Bruxellois les surnommait Jef Lantaarn, Paulegaz ou encore André de Kop.

Le personnel employé pour l'entretien n'a plus rien à voir avec les hordes d'allumeurs de réverbères d'autrefois. En 1993 Sibelgaz est compétent sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale pour sept communes : Bruxelles I et II (Ville de Bruxelles), Saint-Gilles, Saint-Josse, Schaerbeek, Evere, Ganshoren, et Jette.

A suivre

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